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B. CE QUE JE PEUX RECUPERER SUR INTERNET

1) Téléchargement de logiciels sur Internet :

a) Logiciels disponibles gratuitement

Certains logiciels Unix sont disponibles gratuitement sur Internet (Linux, Free BSD, Net BSD, Open BSD, Hurd, Lites). Il suffit donc d’aller sur les sites qui les proposent et de les télécharger depuis son ordinateur. Pour plus de renseignements, consulter le site Internet de Freenix (qui représente les logiciels gratuits d’Unix) : www.freenix.fr.

b) Logiciels payants

Tous les logiciels ne sont pas gratuits. Microsoft, par exemple, ne permet pas que l’on télécharge ses logiciels gratuitement depuis Internet. Certains petits malins plus calés que le reste de la population en informatique, savent comment se procurer les logiciels payants sur Internet sans payer quoi que ce soit. Peut-être ignorent-ils que les logiciels sont aussi protégés par le droit d’auteur et que la contrefaçon leur fait risquer jusqu’à 2 ans de prison et 150 000 euros d’amende.

2) Téléchargement de musiques :

a) Le cas Napster

Napster est le nom d’un site Internet qui a fait grand bruit, touché des millions de personnes, et soulevé des enjeux financiers incalculables.
Le portail Napster proposait un logiciel qui permettait à une communauté, c’est-à-dire ceux qui possédaient ce logiciel, de relier leurs disques durs. Autrement dit, toute les musiques stockées dans chacun des ordinateurs étaient accessibles à tous, gratuitement. Evidemment, cela veut dire que les droits d’auteur sont ignorés, et que l’industrie musicale perd la maîtrise du marché de la musique.
Napster a été attaqué devant la justice (américaine puisqu’il s’agit d’un site américain), et après une longue procédures judiciaires, avec plusieurs rebondissements, après divers accords avec des acteurs du commerce de la musique, Napster est finalement mort en 2002. Avant de triplement renaître : d’abord, de nombreux sites ont pris la relève et mettent de même de la musique en libre accès sur Internet ; ensuite, la société Roxio, qui possède le nom Napster, a racheté une entreprise de vente de musique en ligne et l’a rebaptisé Napster ; et enfin, les majors (les grandes maisons de disques) se sont lancées à leur tour dans le commerce de la musique en ligne.
Autrement dit, il y a un avant et un après Napster, et la musique sur Internet a l’avenir pour elle.

b) Ce qui est autorisé

Rien n’est autorisé. Ou plutôt, rien de nouveau. La copie privée est autorisée comme elle l’a toujours été. Vous pouviez faire des compilations sur des cassettes, puis sur des CD, puis au format MP3, etc., et ce à partir de disques vinyle, de cassettes, de la radio, de CD, ou d’Internet. Ce ne sont pas les utilisateurs qui étaient surveillés. C’était ceux qui mettait en oublic les œuvres des autres : les producteurs de cassettes, de CD, etc. devaient reverser de l’argent aux auteurs, de l’argent pris sur la vente des cassettes, des CD… Ca, c’était avant Napster. Car, par Napster, ce sont les copies privées qui sont devenues publiques. Maintenant, il faut surveiller aussi les personnes d’où viennent les œuvres musicales.

Alors, qu’est-ce qui est autorisé ?
La copie privée, à partir d’œuvres qui sont communiquées au public par un commerce qui permet à l’auteur de gagner de l’argent. La directive européenne de mai 2002 dit que la copie privée est autorisée si elle assure aux auteurs une rémunération « équitable ». En pratique, en France, c’était déjà le cas : ce sont les taxes sur les cassettes et CD vierges (que certains jugent insuffisantes).

c) Ce qui est pratiqué

Si Napster est mort, les sites qui permettent les échanges gratuits de musique sous forme de fichiers MP3 sont toujours là. Il y a toujours des millions de titres qui circulent et échappent à tout contrôle.
L’industrie de la musique s’est lancée dans la bataille du commerce de la musique en ligne. Il y a donc moyen de se procurer de la musique en ligne, moins chère que dans l’industrie traditionnelle et légalement.

d) Les risques encourus et les ripostes de l’industrie

La contrefaçon, en France, est punie de 2 ans de prison et 150 000 euros d’amende. Ce n’est pas rien !
Napster n’était pas concerné puisque c’était un site américain ; le risque pour les personnes qui échangent de la musique gratuitement grâce à des sites tels que Napster est de devoir payer de fortes sommes. Ainsi, l’association américaine de l’industrie du disque (RIAA ; regroupe Universal, Sony, Warner, BMG, EMI) a lancé une grande offensive judiciaire contre les « pirates » de musique sur Internet. Elle a déposé plus de 260 plaintes et envoyé quelques 4 millions de messages d’avertissement ; déjà, une mère a accepté de payer 2000 dollars pour faire cesser les poursuites judiciaires : sa fille avait mis des centaines de chansons sur le PC familial à disposition de tous (ou presque : ceux qui téléchargent le logiciel nécessaire ; comme il est gratuit, potentiellement tous) sur le modèle du système Napster.

3) Cas des articles de journaux : Internet, nouvelle utilisation :

Lien vers partie Articles de journaux : double utilisation

4) Dans les galeries photographiques :

a) Photographies disponibles sur Internet

Il y a deux types d’endroits où l’on peut se procurer des photographies sur Internet.
Sur le modèle de Napster, des sites proposent des logiciels qui permettent d’échanger gratuitement des images. Et comme Napster avait été attaqué par l’industrie du disque, scour.com a été attaqué par la Motion Picture Association of America (MPAA ; l’équivalent pour les images). Tous les sites de ce genre sont potentiellement attaquables et condamnables car illégaux. Et toutes les personnes qui utilisent le logiciel que ces sites mettent à disposition sont elles aussi condamnables. En France, la contrefaçon est puni au maximum de 2 ans de prison et 150 000 euros d’amende.
Il existe par ailleurs des galeries photographiques sur Internet. Là, rien d’illégal. Ces galeries proposent des photographies que les gens peuvent acheter (pour des utilisations précises), et reversent l’argent aux auteurs ou à leurs ayants droits.

b) Achat de photographies par l’intermédiaire de galeries

On parle d’ « achat » de photographie, mais en réalité, il ne s’agit que de l’achat de l’utilisation des photographies. Les galeries photographiques ne sont souvent que des intermédiaires, qui ne sont pas propriétaires des photographies qu’elles mettent à disposition du public. Et même lorsqu’elles le sont, les photos ne sont pas mises en vente à proprement parler sur le site. On peut acheter leur « utilisation » : le droit de les publier, de les télécharger… Il y a plusieurs formules.
Les galeries photographiques ne prennent souvent pas de responsabilité. Si vous n’utilisez pas les photographies correctement, c’est-à-dire si vous ne respectez pas le droit d’auteur (par exemple, si vous déformez des photographies et que cela est considéré comme un préjudice de l’auteur), c’est vous qui serez attaqué en justice. Ou alors, vous devrez rembourser ce qu’a dû payer la galerie attaquée par l’auteur. D’autre part, c’est le plus souvent à vous de vérifier si vous devez payer des droits à des architectes ou autres auteurs indirects (voir Protection des personnes représentées et des sujets).
Conclusion : soyez vigilants et lisez bien les termes du contrat (ou licence d’utilisation).

A. CE QUE JE PEUX DIFFUSER SUR INTERNET
B. CE QUE JE PEUX RECUPERER SUR INTERNET
C. CREATION D’UNE ŒUVRE SUR INTERNET
D. ASPECTS TECHNIQUES
E. LE COMMERCE SUR INTERNET

 

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