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3)
Pour diffuser des textes d’auteur sur Internet :
a)
La demande d’autorisation
Pour
diffuser des textes sur Internet, il faut avoir l’autorisation de
l’auteur, et s’il le demande, le payer. Il faut donc demander
l’autorisation soit à l’auteur lui-même, soit
à la société de gestion des droits qui se charge
de ce texte.
b)
Dans le cas de textes récupérés, sur Internet ou
ailleurs
Même
s’il s’agit d’un texte récupéré
sur Internet ou scanné, il faut demander l’autorisation de
l’auteur pour le mettre vous-même sur votre site. Evidemment,
c’est parfois difficile de remonter jusqu’à l’auteur,
mais la loi y oblige : chaque nouvelle diffusion sur Internet est une
nouvelle diffusion sur un espace public.
c) Si je veux « corriger » les textes
Le
droit d’auteur sert aussi à garantir le respect de l’auteur
et de ses œuvres. Vous n’avez pas le droit de prendre des œuvres
de l’auteur et de les diffuser avec vos corrections (sauf accord
de l’auteur lui-même).
d)
Dans le cas des citations et des revues de presse
Lien
vers partie Exceptions légales au droit d’auteur
4)
Si je veux diffuser des images sur Internet :
a)
Les images sont protégées
Les
images (photographies, dessins…) sont protégées par
le droit d’auteur. Autrement dit, pour les mettre sur votre site,
il vous faut l’accord de l’auteur et éventuellement
le payer pour cela. Cela est vrai même si vous avez acheté
la photographie, même si c’est une carte postale que vous
avez scannée…
b)
Le respect du sujet : ce que dit le droit d’auteur
On
ne peut pas prendre des photographies de n’importe qui et de n’importe
quoi.
-
Quand les sujets sont des personnes : pour diffuser une photographie d’une
personne publique, il n’y a pas besoin de son autorisation si elle
est représentée dans son activité publique. En revanche,
si la photographie est prise dans sa vie privée, on ne peut la
diffuser en public (et donc aussi sur Internet) qu’avec son autorisation.
Comme pour n’importe quelle autre personne. Pour les personnes comme
les acteurs et mannequins, la situation est parfois ambiguë : entre
la vie privée et ce qui est de la promotion, la différence
n’est pas bien grande. En cas de doute, le plus simple est de demander
l’accord (par écrit) à la personne concernée.
- Quand les sujets sont des objets, bâtiments… : pour montrer
une photographie d’un bâtiment public, il faut payer l’auteur
de la photographie et l’architecte. Par contre, il n’est pas
nécessaire d’avoir l’autorisation de l’architecte.
Pour les biens privés et les animaux, le propriétaire est
détenteur de droits.
c)
Pour diffuser mes propres images
Si
vous voulez diffuser vos images sur Internet, il faut savoir deux choses.
- En principe, ces images sont automatiquement protégées
par le droit d’auteur.
- Mais, d’autre part, vous êtes obligé de déposer
légalement une œuvre avant de la diffuser au public, et ce
quel que soit le moyen de diffusion
(voir
partie Dépôt et systèmes de protection).
5)
Pour mettre de la musique sur Internet :
a)
Sites de téléchargement
Voir
partie Sites de téléchargement
b)
Un lien vers des sites de téléchargement illégal
est de la complicité de contrefaçon
Un
simple lien vers un site illégal de téléchargement
de musique (un site illégal est un site qui ne respecte pas les
droits d’auteur) est de la complicité de contrefaçon.
La contrefaçon est punie au maximum de 2 ans de prison et 150 000
euros d’amende.
c)
Pour diffuser ma propre musique sur Internet
Si
vous voulez diffuser votre musique en ligne, il faut savoir deux choses.
- En principe, cette musique est automatiquement protégée
par le droit d’auteur.
- Mais, d’autre part, vous êtes obligé de déposer
légalement une œuvre avant de la diffuser au public, et ce
quel que soit le moyen de diffusion
(voir
partie Dépôt et systèmes de protection).
d)
Mettre de la musique d’auteur sur votre site
Vous
n’avez pas le droit de mettre de la musique (dont vous n’êtes
pas l’auteur) sur votre site Internet sans autorisation. Ce n’est
pas parce que vous avez acheté le disque d’un chanteur que
vous avez le droit de le reproduire sur votre site Internet. Pour pouvoir
le faire, il vous faut l’autorisation de l’auteur, et vous
devrez lui verser de l’argent. Si vous avez envie de diffuser de
la musique sur Internet, adressez-vous aux sociétés de gestion
de droit des auteurs (SACEM – www.sacem.fr – pour la musique
ou le SESAM – www.sesam.org – pour les œuvres multimédia).
6)
Cas des articles de journaux : Internet, nouvelle utilisation :
a)
La jurisprudence du Figaro
La
Cour d’Appel du Tribunal de Grande Instance de Paris a jugé,
le 14 avril 1999, que les journaux n’avaient pas le droit de diffuser
les articles de leurs journalistes, sur leur site Internet, sans l’autorisation
de ces mêmes journalistes.
La diffusion sur Internet, même si c’est sur le site du journal,
est une deuxième publication, et les journalistes ne concèdent
les droits de leurs articles au journal que pour son édition papier.
Sauf, bien sûr, en cas de contrat particulier. Les journalistes
peuvent donc empêcher la diffusion de leurs articles sur les sites
Internet de leurs journaux, ou au moins demander une juste rémunération.
Le Figaro avait argué que le journal était considéré
comme une œuvre collective, et qu’il détenait en conséquence
les droits sur les articles de ses journalistes. Mais le tribunal a rejeté
cet argument en disant que, même si l’on considère
que le journal est une œuvre collective, cela ne vaut que pour son
édition papier.
b)
La revue de presse
Lien
vers Exceptions légales au droit d’auteur
7)
Ce que dit la loi informatiques et libertés :
a)
Protection des personnes et déclaration de mon site
La
loi « relative à l’informatique, aux fichiers et aux
libertés » (6 janvier 1978) sert à protéger
les personnes contre un mauvais usage de l’informatique, et notamment
du traitement automatisé des données personnelles. Les données
personnelles sont les renseignements que vous donnez sur vous-même
(coordonnées, journal auquel vous êtes abonné, etc.)
à chaque fois que vous remplissez des questionnaires pour vous
incrire quelquepart, pour avoir accès à tel service…
Ces renseignements sont ensuite rangées dans des bases de données,
et la loi sert à empêcher que ces renseignements, qui touchent
à votre vie privée, soit utilisés pour d’autres
raisons (commerciales, politique…) que la raison pour laquelle vous
les avez donnés.
Lorsque
votre site Internet comporte une base de données comprenant des
informations personnelles sur les utilisateurs de votre site, vous devez
déclarer votre site à la Commission Nationale de l’Informatique
et des Libertés (www.cnil.fr). Par ailleurs, vous devez respecter
les droits des personnes prévus par la loi (voir partie Questionnaires
personnels et non anonymes)
b) Comment doivent être les questionnaires personnels
Les
informations privées : un questionnaire personnel (avec le nom
de la personne ou avec des renseignements qui permettent d’identifier
la personne) doit informer celui qui le remplit
- du caractère obligatoire ou facultatif des réponses,
- des personnes physiques ou morales destinataires des informations,
- de l’existence d’un droit d’accès et de rectification.
Il existe, sur le site de la CNIL (www.cnil.fr), des modèles de
mention à mettre sur votre site.
Ces
questionnaires doivent avoir un objectif précis. Une fois que les
informations ont été traitées, elles ne peuvent être
conservées que dans un but historique, statistique, ou scientifique.
Et donc elles ne peuvent pas être réutilisées.
D’autre
part, la personne qui récolte et traite des informations personnelles
et non anonymes s’engage à ce que tout soit fait pour préserver
la sécurité de ces informations, c’est-à-dire
à empêcher qu’elles soient déformées,
endommagées ou communiquées à d’autres personnes.
Exception
de la presse : la presse a le droit de récolter des informations
personnelles sur des personnes et de les conserver, dans le respect des
lois qui encadrent la liberté de la presse.
c)
La CNIL et les sanctions pour non respect de la loi
La
loi du 6 janvier 1978 crée la Commission Nationale de l’Informatique
et des Libertés (CNIL), qui est chargée de surveiller que
la loi est bien appliquée et que les personnes concernées
sont bien informées de leurs droits et de leurs devoirs. Pour plus
de renseignement, consulter le site Internet de la CNIL : www.cnil.fr
Si
vous ne déclarez pas votre site Internet sur lequel sont récoltées
des informations personnelles, vous risquez jusqu’à 3 ans
de prison et 45 000 euros d’amende.
Si vous utilisez les informations recueillies sur votre base de données
pour un autre but que celui que vous avez déclaré à
la CNIL, sans avertir les personnes concernées ou en ne respactant
pas leur opposition à cette nouvelle utilisation, vous risquez
jusqu’à 5 ans de prison et 305 000 euros d’amende.
d) Ce que dit la directive européenne du 24 octobre 1995
La
directive européenne du 24 octobre 1995 ne change pas fondamentalement
les choses ; simplement, ce n’est plus la France seule qui est concernée
mais toute l’Union Européenne.
La
directive reprend les principes de la loi française de 1978 : le
traitement de données « à caractère personnel
» (ici, les données à caractère personnel sont
définies comme celles qui permettent d’identifier directement
– par son nom – ou indirectement la personne concernée
par les données) ne peut être fait que dans un but précis,
et les données récoltées ne doivent pas être
conservées pour être utilisées ensuite dans un autre
but. La directive ne reconnaît comme exception de réutilisation
que le traitement statistique, historique, scientifique, ou journalistique,
comme la loi française, et rajoute une exception pour l’usage
artistique.
A.
CE QUE JE PEUX DIFFUSER SUR INTERNET
B. CE QUE JE PEUX RECUPERER SUR INTERNET
C.
CREATION D’UNE ŒUVRE SUR INTERNET
D. ASPECTS TECHNIQUES
E. LE COMMERCE SUR INTERNET
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